Souvent confondus, le bleuet et sa cousine la myrtille ont une apparence semblable, mais se retrouvent dans des régions distinctes. Le bleuet est un fruit indigène du nord-est de l’Amérique du Nord, tandis que la myrtille est présente non seulement en Europe, mais également sur la côte ouest du Canada et des États-Unis. Il est toutefois fort possible qu’historiquement, les deux variétés partagent une origine commune et qu’elles aient été disséminées dans différentes régions par les oiseaux.
Récoltés depuis des millénaires, le bleuet et la myrtille n’ont toutefois été domestiqués qu’au début du 20e siècle.
Le bleuet était très prisé des Amérindiens, pour qui il représentait un véritable cadeau envoyé par les dieux pour sauver leurs familles de la famine. Cru ou cuit pendant l’été, séché ou conservé dans la graisse pendant l’hiver, le bleuet était consommé non seulement dans les desserts, mais également dans les soupes, les ragoûts et diverses autres recettes traditionnelles.
Les Amérindiens utilisaient aussi le bleuet dans plusieurs préparations médicinales. En infusion, les racines de bleuet étaient notamment utilisées comme relaxant pendant la grossesse tandis que les feuilles servaient plutôt à tonifier l’organisme et réduire les coliques chez les enfants.
Au palmarès mondial de la production de bleuet, le Canada occupe le second rang, après les États-Unis. À eux seuls, ces deux pays totalisent près de 90 % de la production mondiale. Le Québec est quant à lui le plus grand producteur de bleuets sauvages.
Très importante dans la région du Saguenay / Lac Saint-Jean – au point où les habitants sont surnommés « les bleuets » —, la production de ce petit fruit aurait été favorisée par l’immense incendie de forêt qui a dévasté les deux tiers de la région en 1870.
En plus de son potentiel antioxydant et anticancer, il semble que le bleuet aurait aussi des propriétés antidiabétiques.
Le bleuet serait aussi utile contre les maladies cardiovasculaires, notamment en réduisant le taux de « mauvais cholestérol. »
En raison de son action antioxydante, le bleuet pourrait aussi aider à ralentir la progression de certaines maladies liées au vieillissement, par exemple la maladie d’Alzheimer ou la maladie de Parkinson.
Comme d’autres petits fruits tels que la canneberge et la fraise, le bleuet est extrêmement riche en antioxydants. Dans le cas précis du bleuet, ce potentiel antioxydant serait surtout attribuable à sa forte teneur en anthocyanidines, les molécules responsables de sa belle couleur bleue.
Parmi tous les petits fruits, le bleuet est celui qui remporte la palme d’or des antioxydants, devant la canneberge, la mûre et la framboise.
De manière générale, les molécules antioxydantes telles que les anthocyanidines du bleuet protègent les cellules du vieillissement en limitant les dommages causés par les radicaux libres.
Même si les recherches sur les propriétés anticancéreuses du bleuet en sont à leurs débuts, certaines études scientifiques suggèrent que les anthocyanidines contenues dans le bleuet auraient aussi un important potentiel anticancer.
Les anthocyanidines, ainsi que d’autres molécules présentes dans le bleuet, freineraient la progression du cancer en bloquant le développement des vaisseaux sanguins alimentant les cellules cancéreuses. Ce processus, qu’on dit antiangiogénique prive les cellules cancéreuses de leur approvisionnement en oxygène et en molécules nutritives.
Le potentiel anticancer du bleuet s’expliquerait aussi par son action anti-inflammatoire.
Béliveau, Richard, Les aliments contre le cancer, chapitre 11, éditions Trécarré, 2005.
BÉLIVEAU, Richard, Faites le plein de petits fruits, chronique publiée dans le Journal de Montréal, le 28 mai 2007
BÉLIVEAU, Richard, Les fraises sont bien plus qu’un délice, chronique publiée dans le Journal de Montréal, le 12 juin 2006
BÉLIVEAU, Richard,
" target="_blank">Profitons du retour des petits fruits, chronique publiée dans le Journal de Montréal, le 30 juin 2008
Passeport santé
Dans l’émission L’or bleu du Saguenay – Lac St-Jean, Notre chef Stefano Faita cuisine le fruit sauvage en compagnie du chef autochtone originaire du Lac St-Jean Manuel Kak’wa Kurtness.
Dans l’émission L’or bleu du Saguenay – Lac St-Jean, Notre chef Stefano Faita cuisine le fruit sauvage en compagnie du chef autochtone originaire du Lac St-Jean Manuel Kak’wa Kurtness. Au menu : pemmican
Dans l’émission L’or bleu du Saguenay – Lac St-Jean, Notre chef Stefano Faita cuisine le fruit sauvage en compagnie du chef autochtone originaire du Lac St-Jean Manuel Kak’wa Kurtness. Au menu : verrines de fruits au ricotta
Dans l’émission L’or bleu du Saguenay – Lac St-Jean, Notre chef Stefano Faita cuisine le fruit sauvage en compagnie du chef autochtone originaire du Lac St-Jean Manuel Kak’wa Kurtness. Au menu : échalotes au vinaigre de bleuets