Les vertus thérapeutiques attribuées au vin rouge sont incontestablement supérieures à celles des autres alcools, en raison de la longue période de fermentation des raisins entiers. Ce procédé de fabrication produit un vin extrêmement riche en resvératrol, une molécule réputée pour sa redoutable efficacité contre certains types de cancer.
Les vertus thérapeutiques du vin rouge seraient aussi supérieures à celles du jus de raisin, en raison de la période de macération qui est beaucoup plus courte pour le jus que pour le vin.
Les vignes sauvages existent depuis plus de 65 millions d’années et ont commencé à être domestiquées par les humains au cours de l’Antiquité, soit quelque part entre 7000 et 5000 ans av. J-C. Des indices de l’usage ancestral du vin ont été retrouvés dans le Caucase et en Mésopotamie.
La culture de la vigne et la transformation du vin se sont par la suite développées avec les Égyptiens. Ces derniers croyaient que le vin était un cadeau d’Osiris, le dieu des défunts. De nombreuses traces témoignant de cette vénération du vin ont été retrouvées dans des chambres funéraires très anciennes datant de la troisième dynastie égyptienne (2868-2613 av. J.-C.).
L’usage du vin s’est démocratisé en Grèce où il était incarné par le culte du dieu Dyonisos, dieu du vin et de l’ivresse, et sous l’Empire romain avec le dieu Bacchus. La culture et le commerce du vin se sont par la suite étendus aux régions environnantes, notamment en Italie, en France et en Espagne, où ils sont encore très présents aujourd’hui.
Malgré tous les bienfaits thérapeutiques qu’on peut lui attribuer, le vin rouge doit impérativement être consommé avec modération : 1 ou 2 verres de 125 ml par jour pour les hommes, et 1 verre pour les femmes. À plus forte dose, les bénéfices associés au vin rouge basculent et au contraire, une consommation abusive peut accroître les risques de développer certains types de maladies, notamment le cancer et les maladies coronariennes.
Des études épidémiologiques ont démontré que les consommateurs modérés de vin rouge affichaient un risque de mortalité inférieur à ceux qui en buvaient beaucoup ou pas du tout.
Des études en laboratoire, sur différents organismes très simples comme des mouches à fruits ou des vers, ont démontré que l’ajout de resvératrol à leur régime alimentaire permettait d’accroître significativement leur durée de vie. Une étude sur un petit poisson africain arrive aussi à des conclusions similaires : le resvératrol permet d’accroître la longévité.
Cet effet bénéfique du resvératrol sur la durée de vie serait comparable à celui, bien documenté scientifiquement, de la restriction calorique : activer les mécanismes de réparation cellulaire. Mais pour le moment, les connaissances scientifiques ne permettent pas de relier les résultats de ces études en laboratoire.
Des études épidémiologiques réalisées en France ont démontré que la consommation quotidienne et modérée de vin rouge pouvait représenter un effet protecteur contre les maladies cardiovasculaires.
Cette protection s’expliquerait notamment par l’action d’une molécule aux vertus hautement thérapeutiques, le resvératrol, qu’on ne retrouve en quantité appréciable que dans le vin rouge.
Le resvératrol contribuerait au maintien de la santé cardiovasculaire, notamment en augmentant le taux de bon cholestérol dans le sang et en bloquant la formation de caillots sanguins.
Le resvératrol est la première molécule d’origine nutritionnelle sur laquelle les scientifiques ont constaté une efficacité à interférer avec la progression de tumeurs cancéreuses à trois étapes distinctes du développement du cancer : l’initiation, la promotion et la progression.
Des études en laboratoire ont aussi démontré que le resvératrol, qui peut être assimilé très rapidement par l’organisme, serait notamment efficace pour prévenir le développement des cancers du sein, du côlon et de l’œsophage.
Béliveau, Richard, Les aliments contre le cancer, chapitre 15, éditions Trécarré.
Béliveau, Richard, Cuisiner avec les aliments contre le cancer, chapitre 17, éditions Trécarré
Passeport santé, http://www.passeportsante.net/fr/Solutions/PlantesSupplements/Fiche.aspx?doc=vigne_rouge_ps
Béliveau, Richard, « Les multiples pouvoirs du vin rouge », Le Journal de Montréal, lundi 27 février 2006
http://www.richardbeliveau.org/images/chroniques/R2006-02-27-FEV-050--CompressedSecured.pdf
Béliveau, Richard, « Le vin rouge : le meilleur alcool pour la santé », Le Journal de Montréal, lundi 29 décembre 2008
http://www.richardbeliveau.org/images/chroniques/R2008-12-29-DEC-038--CompressedSecured.pdf#search="vin rouge"
Béliveau, Richard, « Du vin rouge pour rester mince? », Le Journal de Montréal, lundi 9 août 2010
Site web Futura-sciences.com
http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/medecine/d/vin-rouge-et-the-vert-benefiques-contre-les-cancers-cest-prouve_24043/
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